Une Grammaire de l’Eittlandais

Table des matières

1 Propos préliminaires

1.1 Avant-propos

La redistribution ou vente de ce document sont strictement interdits. Ce document est protégé par la loi française sur le droit d’auteur et appartient entièrement et totalement à son auteur. Ce document est un document disponible gratuitement au format web et PDF sur mon site web1. Si vous l’avez obtenu depuis une autre source, gratuitement ou non, merci de m’en faire part en me contactant via mes réseaux sociaux ou par mail que vous trouverez sur mon site principal2. Aucune personne, morale ou physique, n’est à l’heure actuelle autorisée à redistribuer ces documents. Si vous êtes intéressés par une redistribution de ce document, je vous invite à rentrer en contact avec moi afin que l’on en discute.

Ce document traite d’une langue imaginaire que j’ai créé. Cependant, il sera rédigé comme s’il s’agissait de la première tentative de description de la langue par un linguiste la découvrant. Ainsi, si dans certains passages vous pouvez lire « mais plus d’études sur le sujet sont nécessaires » ou « cet aspect de la langue n’a pas encore été sujet à des analyses plus approfondies », comprenez par cela que je n’ai pas encore travaillé sur ou fini cette partie qui peut être sujet à des mises à jours dans le futur.

1.2 Remerciements

De longues recherches et beaucoup de réflexions et d’explorations dans le monde de la linguistique furent nécessaires afin que je puisse créer la langue Eittlandaises ainsi qu’une version simplifiée de la culture et de l’histoire du pays Eittlandais. Ainsi, je souhaiterais remercier certaines personnes dont les travaux m’ont été précieux afin de réaliser ceci, notamment Michael Barnes, auteur de A New Introduction to Old Norse, Jack Crawford, auteur de nombreuses vidéos YouTube sur le sujet de la culture viking et de leur langue, ainsi que l’association The Vikings of Bjornstad grâce à laquelle j’ai pu trouver nombre de références sur le Vieux Norrois et leur culture.

Je souhaiterais également remercier Mark Rosenfelder, auteur de nombreux livres sur la création de langues dont The Language Construction Kit, Thomas E. Payne dont le livre Describing Morphosyntax: A Guide for Field Linguists aura été extrêmement important pour moi afin d’apprendre à décrire la grammaire d’une langue.

Et bien sûr, je souhaiterais remercier la commauté des idéolinguistes, qu’il s’agisse de la communauté francophone ou internationale, pour ce qui est de l’échange d’idées constant et du partage des théories et visions des langues qui peuvent, dans certains cas, complètement changer notre état d’esprit et notre vision quant à certains domaines, comme cela fut le cas suite à la conférence de Joseph Windsor à la Language Creation Conference 8 de Cambridge sur la hiérarchie des caractéristiques distinctives.

Enfin, je souhaiterais remercier mes proches et tout autre personne m’ayant encouragé lors de mes travaux de création de langue.

1.3 Introduction

L’Eittlandais est une idéolangue (langue construite) humaine, inspirée par le Vieux Norrois Occidental, ayant subit une évolution lente dans un contexte isolé, à l’instar de l’Islandais, sur l’île d’Eittlande présentée ci-dessous. Quelques libertés ont été prises de façon à contrôler l’orientation de son évolution acoustique et grammaticale, cependant j’essaierai de créer une grammaire fidèle à ce à quoi on peut s’attendre d’une langue nordique, l’Eittlandais étant une langue plutôt conservatrice comparée aux autres langues nordiques. Les personnes ayant déjà des connaissances concernant le Vieux Norrois, l’Islandais ou le Norvégien auront peut-être plus de facilités pour ce qui est de la compréhension de la langue et de sa grammaire.

Il s’agit d’un projet à part de mon univers littéraire. L’Eittlandais est une langue sœur du Mattér, existant dans un univers alternatif au nôtre et à celui où le Mattér existe. Tandis que le Mattér est une langue créée pour mon propre plaisir de créer une langue, l’Eittlandais est une tentative plus sérieuse de faire évoluer une ancienne langue en une langue moderne, pas seulement m’en inspirer mais réellement faire hériter de cette langue la langue que je créé.

Ce document ne s’adresse pas aux personnes souhaitant apprendre à parler l’Eittlandais, il ne s’agit pas d’un manuel d’apprentissage. Il s’agit plutôt d’une grammaire de référence à laquelle je pourrai me référer lors de mes utilisation de la langue. Je présuppose également que le lecteur dispose de certaines connaissances, notamment qu’il ou elle connaisse l’alphabet phonétique international ou qu’il ou elle dispose de quelques connaissances linguistiques. Il n’existe pas encore, à l’heure actuelle, de manuel orienté vers l’apprentissage de la langue, uniquement celui-ci dédié à l’étude de sa grammaire.

1.4 Liste des abréviations

Un certain nombre d’abréviations seront utilisées dans ce document en particulier lors de l’expression de relations grammaticales ou d’éléments grammaticaux. Il est donc important pour les personnes souhaitant étudier cette langue de savoir à quoi cela correspond. Voici une liste que je m’efforce à garder exhaustive des abréviations que vous pourrez rencontrer plus tard.

1
première personne
2
deuxième personne
3
troisième personne
ACC
accusatif
adj
adjectif
adv
adverbe
adjF
adjectif fort
advF
adverbe fort
adjf
adjectif faible
advf
adverbe faible
API
Alphabet Phonétique International
DAT
datif
E
Eittlandais
F
féminin
FF
féminin fort
Ff
féminin faible
GEN
génitif
M
masculin
MF
masculin fort
Mf
masculin faible
N
neutre
n
nom
NF
neutre fort
Nf
neutre faible
NOM
nominatif
OD
objet direct
OI
objet indirect
PL
pluriel
prep
preposition
PN
phrase nominale
PV
phrase verbale
SG
singulier
v
verbe
vi
verbe intransitif
vt
verbe transitif
vF
verbe fort
vf
verbe faible
vtF
verbe transitif fort
vtf
verbe transitif faible
vi.F
verbe intransitif fort
vi.f
verbe intransitif faible
VN
Vieux Norrois

Ce document utilisera également les conventions habituelles des ouvrages linguistiques, tel que les gloses pour le détail linguistique d’une phrase, ou les phrases incorrectes marquées par une étoile * et les phrases à la grammaire questionnables notées par un point d’interrogations ?.

2 Contexte culturel, écologique et sociolinguistique de la langue

2.1 Le nom de la langue

L’Eittlandais est appelé ainsi du fait du nom de l’île sur laquelle cette langue est parlée : Eittlande. À l’instar de l’Islande, l’île fut initialement colonisée par des nordiques originaires selon toute vraisemblance de Norvège. Ainsi, leur langue était à l’origine le Vieux Norrois occidental, cependant avec la création de l’État d’Eittlande, un sentiment d’appartenance à l’île et d’unité entre les personnes vivant sur place que le concept d’Eittlandais a commencé à apparaître. Cela fut renforcé par les résidents d’autres pays se référant aux habitants d’Eittlande comme des Eittlandais ainsi que leur langue comme étant une langue Eittlandaise que cette appellation fut reprise par les locaux. En Eittlandais, la langue s’appelle Eittlands, forme au génitif du nom de l’île, Eittland.

L’étymologie du terme eittland est relativement transparente, il s’agit de l’agglomération des termes eitt, forme neutre singulier de einn signifiant « solitaire » ou « seul », et de land, signifiant terre. Ainsi, Eittland peut être traduit par Terre solitaire. La raison est sans doute une découverte précoce d’Eittlande avant la découverte du Groënland, les personnes ayant nommé l’île croyant sans doute que la terre la plus proche serait l’Islande, rendant ainsi Eittlande isolée aux yeux des marins Norvégiens.

Le terme Eittland est prononcé /aɪtlɑ̃d/ en Eittlandais, tandis que le terme dans sa forme génitive Eittlands est prononcée /aɪtlɑ̃ds/. En Français, on se réfère à l’île et au pays d’Eittlande (/ɛjtlɑ̃d/) et à la langue et au peuple éittlandais (/ɛjtlɑ̃dɛ/ ou /ɛjtlɑ̃nde/).

2.2 Démographie

2.2.1 Cartes

Eittlande est une île se situant dans l’Océan Atlantique, formant entre elle est le Groënland la mer d’Eittlande. Ce derniers est d’ailleurs le plus proche voisin d’Eittlande, suivi de près par l’Islande. On peut constater sur la carte 1 qu’Eittland est de taille respectable, mesurant environ 644 km d’est en ouest, et mesurant 322 km du nord au sud de l’île. On remarque également que l’île se situe à peu près aux mêmes lattitudes que l’Écosse et le nord de l’Angleterre.

map-world.jpg

Figure 1 : Emplacement d’Eittlande dans l’Océan Atlantique.

Vous pouvez également trouver une carte simplifiée d’Eittlande montrant les principaux lieux et principales villes du pays avec la carte 2

map-simple.jpg

Figure 2 : Carte simplifiée d’Eittlande

Une carte de style plus topologique et plus détaillée d’Eittlande peut être trouvé avec la carte 3

map-hq.jpg

Figure 3 : Topologie d’Eittlande

2.2.2 Histoire, migrations

2.2.2.1 Origines du pays

Eittlande est une île qui fut découverte en 863 par des explorateurs scandinaves, très probablement norvégiens, lors des grandes expéditions vikings. La première colonie norvégienne s’installa sur l’île en 882 sur sa partie orientale, puis en 884 sur sa partie occidentale. Bien que la large majorité des colons soient principalement d’origine norvégienne, parlant alors le Vieux Norrois Occidental, il est fort probable qu’une partie des premiers habitants de l’île viennent de Suède, apportant alors quelques influences du Vieux Norrois Oriental. L’immigration scandinave dura une cinquantaine d’années environ, date à partir de laquelle Eittland commeça à se refermer au monde extérieur et commeça à limiter l’immigration sur ses terres.

Comme décrit dans le chapitre suivant (§2.2.3), l’Eittlande se dote d’une constitution et d’une monarchie en 915, mais reste officiellement une dépendance de la Norvège pendant environ quatre siècles. En 1397, alors que l’Union de Kalmar se forma, une invitation fut envoyée à l’Eittlande afin d’intégrer l’union en leur qualité de dépendance Norvégienne. Lorsqu’Eittland refusa, l’Union déclara la guerre à l’Eittlande sous prétexte de rebélion de leur part, ayant alors pour but de les annexer complètement. La guerre dura jusqu’en 1400, où une paix fut signée : l’Union de Kalmar accorde à l’Eittlande son indépendance en échange de l’annexation les colonies Groënlandaises eittlandaises par l’Union. Il s’agit de la première reconnaissance internationale d’Eittlande en tant qu’État souverain.

2.2.2.2 Début du XXème siècle et première Guerre Mondiale

L’Eittlande pris au cours de son histoire un positionnement neutre concernant les affaires militaires dans le monde. De ce fait, le pays n’entra pas officiellement en guerre lors de la première Guerre Mondiale. Cependant, à l’instar de son île sœur, Eittland faisait partie de la sphère d’influence du Royaume Uni et commerça avec les Alliés durant le conflit. Quelques 400 Eittlandais de descendance anglaise et française s’engagèrent également dans les armées britaniques et française afin de combattre sur le front ouest.

Au début des années 1920, Eittlande vit une importante émigration de sa population vers les États Unis d’Amérique et le Canada, perdant entre 1919 et 1929 environ 10% de sa population. Cette émigration s’arrêta en 1929 suite au début de la grande dépression durant laquelle environ 10% des personnes étant parties aux Amériques revinrent en Eittlande. Malgré cela, une diaspora éittlandaise existe toujours actuellement dans la région des grands lacs au Canada et aux États Unis d’Amérique, comptant selon le recensement de 2000 respectivement 60.000 et 45.000 Eittlandais et personnes d’origines éittlandaises.

2.2.2.3 Seconde Guerre Mondiale

Durant la seconde Guerre Mondiale, Eittlande réaffirma sa position neutre face au conflit. En Janvier 1940, le Royaume Uni envoya une requête officielle afin qu’Eittlande rentre dans le conflit aux côtés des Alliés afin d’utiliser leurs ports comme base arrière dans l’Océan Atlantique. Le gouvernement Eittlandais déclina la requête sous couvert de leur neutralité historique.

Le 3 Avril 1940, le Troisième Reich lança une invasion des terres Eittlandaises sans déclaration de guerre. Immédiatement, le gouvernement Eittlandais déclara la guerre à l’Axe et rejoint le Royaume Uni au sein des forces Alliées. Une féroce défense militaire et un harcellement constant des forces allemandes par une guerilla civile jointe à un pillonage de la flotte allemande par la Royal Navy vint à bout des forces armées du Troisième Reich le 26 Avril 1940.

Craignant une invasion de l’Islande par l’Allemagne du même genre, les forces britaniques et éittlandaises lancèrent conjointement une invasion de l’île voisine le moi suivant, le 10 Mai 1940. Bien que la protection de l’Islande fut transférée du Royaume Uni aux États Unis d’Amérique le 17 Mai 1940, un contingent éittlandais resta sur place afin d’assurer une protection du pays par un autre pays nordique. Lors de l’entrée en guerre des États Unis, l’Eittlande les invitère à installer une base militaire sur leur île comme base arrière afin d’établir une liaison avec le Royaume Uni et l’Europe au travers de l’Atlantique.

2.2.3 Situation politique

Du fait d’une population croissante et d’un besoin d’une organisation locale, une constitution et un gouvernement furent créés en Eittlande sous l’impulsion de la couronne norvégienne, choisissant comme roi d’Eittlande le jarl de Ðeberget Ásmundr Ingólfrson, l’un des fils d’Ingólfr Arnarson. Ásmundr I fut ainsi premier souverain d’Eittlande et vassal de la couronne de Norvège. Une monarchie s’installa donc à la tête d’un système féodal. L’Eittlande étant un territoire divisé en deux par la chaîne de volcan traversant l’île, un co-roi fut nommé pour régner au nom du souverain sur la partie orientale de l’île lorsque Áleifr I, fils d’Ásmundr I, accéda au trône. Depuis, il est de tradition que le roi éittlandais nomme un de ses frères ou un de ses fils co-souverain de l’île, ce dernier le succédant souvent s’il s’agissait du fils du souverain ou du frère d’un souverain sans héritier.

Suite à la guerre éittlando-scandinave de 1397 à 1400, le roi éittlandais n’est plus un vassal de la couronne norvégienne, et une monarchie absolue s’installa alors. La féodalité commença à s’estomper suite à diverses influences européennes lors des XVIIème et XVIIIème siècles, adoptant alors une monarchie orientée vers un modèle plus proche de la monarchie française avec laquelle Eittlande avait créé des liens étroits.

Suite à la révolution française, et le souvenir de la révolution anglaise et la guerre d’indépendance américaine toujours présente à l’esprit du souverain de l’époque, le roi Eittlandais déclara en 1816 la mise en place d’un gouvernement élu, avec en son centre un parlement démocratique nommant les ministres, nommant à leurs tour les membres constituants des divers ministères, tandis que le roi décida de se retirer de la vie politique. Cette décision fut suivie par ses successeurs, avec quelques rares exceptions où des souverains occasionellement usèrent de leur pouvoir afin de forcer le passage de certaines lois ou de les empêcher. Le dernier exemple en date est la loi de Février 1999, où la reine Þiorey imposa une loi sur la liberté des religions, faisant d’Eittlande un pays laïc ; bien que la pratique d’autres religions que la religion païenne nordique était tolérée et décriminalisée depuis plusieurs décénies, cela était toujours techniquement illégal. Il est communément admis que cette loi fut créée sous l’impulsion d’une arrivée d’une communauté religieuse bouddhiste importante lors du milieu des années 90 en Eittlande, religion représentant maintenant eviron 6% de la population Eittlandaise et dont le taux de pratiquant reste en hausse.

Il est à noter que bien qu’Eittlande est un pays ayant actuellement un fonctionnement politique très démocratique, ressemblant en tous points à une monarchie parlementaire, le souverain éittlandais reste selon la constitution la seule autorité politique du pays en sa qualité de souverain absolu. Il est donc possible, bien que très peu vraissemblable, que le souverain puisse un jour déclarer le gouvernement comme étant illégal et défaire toutes les décisions qui furent prises depuis 1816. Il est cependant réalistiquement impossible que cela se produise ; si un souverain décidais d’agir ainsi, il est quasiment certain qu’il serait immédiatement démis de ses fonctions et que la première république éittlandaise serait alors proclamée, comme le réclament certains mouvements mineurs républicains au sein du territoire. Selon un sondage de 2011, les Eittlandais restent en faveur d’un gouvernement ayant sa forme actuelle de monarchie parlementaire, refusant de démettre de ses fonction la Reine Þiorey ; cependant il ressort également que la population serait en faveur d’une répulique si jamais cette dernière décidais d’exercer à nouveau ses pouvoirs, faisant fi du gouvernement actuel.

Vous trouverez la liste des rois éittlandais vassaux à la couronne norvégienne dans la table 1.

Tableau 1 : Liste des rois Eittlandais de 915 à 1392
roi naissance mort âge règne co-roi naissance mort âge règne
Ásmundr I, Ingólfrson 876 932 56 915-935 -        
Áleifr I, Ásmundrson 879 950 71 935-950 Steingrímr I, Áleifrbróðir 879 959 80 936-951
Áleifr II, Áleifrson 915 971 56 950-971 Eyvindr I, Áleifrbróðir 918 981 63 951-972
Áleifr III, Áleifrson 935 981 46 971-981 Hallþórr I, Áleifrbróðir 936 1012 76 972-981
Hallþórr I, Áleifrbróðir 936 1012 76 981-1012 Eiríkr I, Áleifrbróðir 938 987 49 982-987
          Hallþórr II, Hallþórrson 955 1020 65 937-1012
Hallþórr II, Hallþórson 955 1020 65 1012-1020 Ásmundr I, Hallþórrbróðir 956 1018 62 1012-1018
          Hallþórr III, Hallþórrsonarson 992 1058 66 1018-1020
Hallþórr III, Hallþórsonarson 992 1058 66 1020-1058 Ragnheiðr I, Hallþórrson 976 1033 57 1021-1033
          Hallþórr IV, Hallþórrson 1013 1065 52 1033-1058
Hallþór IV, Hallþórson 1013 1065 52 1058-1065 Áleifr IV, Hallþórbróðir 1015 1087 72 1059-1065
Áleifr IV, Hallþórbróðir 1015 1087 72 1065-1087 Eríkr II, Áleifrbróðir 1020 1101 81 1065-1087
Eríkr II, Áleifrbróðir 1020 1101 81 1087-1101 Eyvindr II, Áleifrbróðir 1027 1098 71 1088-1098
          Eríkr III, Eríkrsonarson 1053 1103 50 1098-1101
Eríkr III, Eríkrsonarson 1053 1103 50 1101-1103 Niall I, Eríkrdóttir 1076 1158 82 1102-1103
Niall I, Eríkrdóttir 1076 1158 82 1103-1158 Eysteinn I, Niallson 1095 1127 32 1104-1127
          Yngvarr I, Niallsonarson 1102 1175 73 1128-1158
Yngvarr I, Niallson 1102 1175 73 1158-1175 Eyvindr II, Yngvarrbróðir 1119 1176 57 1159-1175
Yngvarr II, Yngvarrson 1137 1176 39 1175-1176 Eyvindr II, Yngvarrbróðir 1119 1176 57 1176
          Yngvarr III, Yngvarrson 1153 1202 49 1176
Yngvarr III, Yngvarrson 1153 1202 49 1176-1202 Heimir I, Yngvarrbróðir 1162 1223 61 1177-1202
Heimir I, Yngvarrbróðir 1162 1223 61 1202-1223 Ásmundr II, Heimirbróðir 1165 1218 53 1202-1218
          Gunnhildr I, Ásmundrdóttir 1189 1252 63 1218-1223
Gunnhildr I, Ásmundrdóttir 1189 1252 63 1223-1252 Hallþórr V, Gunnhildrson 1205 1283 78 1223-1252
Hallþórr V, Gunnhildrson 1205 1283 78 1252-1283 Steingrímr II, Hallþórrbroðir 1209 1263 54 1252-1263
          Steingrímr III, Steingrímrson 1233 1278 45 1263-1278
          Eyvindr III, Steingrímrson 1235 1291 56 1278-1283
Eyvindr III, Steingrímrson 1235 1291 56 1283-1291 Ragnheiðr II, Eyvindrbróðir 1240 1296 56 1284-1291
Eyvindr IV, Eyvindrson 1262 1318 56 1291-1318 Ragnheiðr II, Eyvindrbróðir 1240 1296 56 1292-1296
          Ragnheiðr III, Ragnheiðrson 1259 1308 49 1292-1308
          Eyvindr V, Eyvindrson 1285 1346 61 1308-1318
Eyvindr V, Eyvindrson 1285 1346 61 1318-1346 Eríkr II, Eyvindrbróðir 1290 1349 59 1319-1346
Eyvindr VI, Eyvindrson 1309 1354 45 1346-1354 Eríkr III, Eyvindrbróðir 1315 1349 34 1346-1349
          Eir I, Eyvindrsystir 1299 1360 61 1349-1354
Eir I, Eyvindrsystir 1299 1360 61 1354-1360 Biœrg I, Eirdóttir 1318 1374 56 1355-1360
Biœrg I, Eirdóttir 1318 1374 56 1360-1374 Ásgeirr I, Bjœrgson 1330 1392 62 1361-1374
Ásgeirr I, Biœrgson 1330 1392 62 1374-1392 Eiríkr IV, Ásgeirrbróðir 1333 1393 60 1375-1392

2.3 Écologie

2.4 Ethnographie

Historiquement, les Eittlandais descendent des premiers peuples norvégiens venus sur l’île dans un but colonisateur. La population continua à s’agrandir suite à plusieurs vagues d’immigrations ayant eu lieu du dixième au quatorzième siècle venant de scandinavie, et principalement de Norvège et d’Islande. Puis, suite à la guerre éittlando-scandinave, l’immigration éittlandaise fut quasiment arrêtée pour le reste de leur histoire. Seules deux vagues d’immigration britaniques et d’Europe occidentale se produisirent au dix-septième siècle, lors des diverses guerres de religion secouant alors l’Europe. Ainsi, des chrétiens britaniques et des protestants d’Europe continentale, principalement français, arrivèrent sur l’île, la couronne éittlandaise garantissant alors leur protection et une tolérance des religions autres que le paganisme nordique à la condition qu’aucune tentative de christianisation de l’île ne soit tentée.

Selon le recencement de 2015, l’Eittlande compte une population d’un peu plus de 689.000 habitants dans ses terres, dont 467.000 habitans se situants sur la partie occidentale de l’île. Parmi les Eittlandais se trouvent quelques 29.000 personnes d’origines islandaise, 21.000 personnes d’origines scandinaves diverses, 9.000 personnes originaires des îles britaniques, 2.000 personnes originaires d’Europe occidentale, 1.000 personnes d’origine tibétaine, et 18.000 personnes d’origines diverses. La communauté tibétaine s’installa en Eittlande dans les années 1990, apportant avec eux leur religion bouddhiste. Cette dernière se trouva avoir beaucoup de succès, faisant d’elle la religion à la plus forte croissance d’Eittlande du XXème et XXIème siècles.

religious-pop.png

Figure 4 : Population religieuse d’Éïnlante

2.5 Affiliations génétiques

L’Eittlandais est une langue descendant directement du Vieil Eittlandais, lui-même descendant du Vieux Norrois occidental tel qu’il était parlé dans l’actuelle Norvège à la fin du IXème siècle et durant le Xème siècle. L’Eittlandais a également bénéficié de quelques influences du Vieux Norrois oriental du fait de migrations depuis l’actuelle Suède et l’actuel Danemark. À partir du XVème siècle cependant, la majorité des influences de l’Eittlandais portent surtout sur des mots d’emprunt, tels que présentés ci-dessous (§2.8.4).

On estime que le Vieil Eittlandais est une langue qui fut parlée à partir de la seconde moitié du Xème siècle jusqu’au XVIème siècle environ.

L’Eittlandais se place donc dans la famille des langues scandinaves insulaires, à l’instar de sa langue sœur l’Islandais, dans les langues scandinaves occidentales, parmi les langues germaniques nordiques.

2.6 Tradition littéraire

2.7 Dialectes

2.8 Situation sociolinguistique

2.8.1 Multilinguisme et attitude envers les langues

2.8.2 Contexte d’utilisation et choix de langues

2.8.3 Viabilité

2.8.4 Mots d’emprunt

2.9 Le corpus

2.9.1 La nature de la recherche

2.9.2 Consultants et autres sources

2.9.3 Présentation des données

3 Aperçu structurel

3.1 Esquisse typologique

3.2 Inventaire phonétique et orthographe

3.2.1 Voyelles pures

L’Eittlandais dispose d’un total de dix voyelles dites « pures ». Contrairement au Vieux Norrois, l’Eittlandais ne dispose pas de distinction entre voyelles longues et voyelles courtes, toutes ont à peu près la même durée de prononciation. Seule une onzième voyelles, le schwa /ə/, se prononce rapidement. Cela est dû au fait que cette voyelle est un amenuisement de la voyelle <y>. Vous pouvez voir dans le tableau 2 la liste des voyelles dont dispose l’Eittlandais. Vous pouvez remarquer que le schwa est entre parenthèses : cela signifie qu’il s’agit d’un allophone. Nous en reparlerons dans le chapitre sur l’allophonie (§3.3.5).

Tableau 2 : Voyelles de l’Eittlandais (API)
  antérieur central postérieur
fermé i y   u
pré-fermé (ɪ ʏ)   (ʊ)
mi-fermé e ø   o
moyen   (ə)  
mi-ouvert œ   ɔ
pré-ouvert æ    
ouvert     ɑ

Trois voyelles autres que le schwa sont entre parenthèses : le /ɪ/, /ʏ/ et le /ʊ/. Cela est dû à leur présense exclusive dans les diphtongues que nous traiterons plus bas (§3.2.2).

Dans le tableau 3, nous pouvons voir une correspondance avec le tableau 2 où les voyelles situées similairement représentent l’orthographe latine de ces voyelles. Par exemple, la voyelle /ɔ/ est représentée par le caractère <ó> en Eittlandais. On peut voir également que le schwa n’a aucune représentation orthographique. À nouveau, cela est dû à l’allophonie de l’Eittlandais que nous verrons plus bas.

Tableau 3 : Voyelles de l’Eittlandais (orthographe latine)
  antérieur postérieur
fermé i y u
mi-fermé e ø o
mi-ouvert œ ó
pré-ouvert æ  
ouvert   a

Voici une description plus en détail des voyelles de l’Eittlandais :

a

même /ɑ/ qu’en anglais britannique father.

Exemple : dagan /dɑɣɑ̃/

æ

même /æ/ qu’en anglais britannique pat.

Exemple : sær /çæɹ/

e

même /e/ qu’en français été.

Exemple : elgor /elɣɚ/

i

même /i/ qu’en français île.

Exemple : iðyn /iðən/

o

même /o/ qu’en français eau.

Exemple : hof /hov/

ó

même /ɔ/ qu’en français vote.

Exemple : ól /ɔl/

œ

même /œ/ qu’en français neuf.

Exemple : œpa /œpa/

ø

même /ø/ qu’en français deux.

Exemple : døkkor /døkxɚ/

u

même /u/ qu’en français doux.

Exemple : ull /ulː/

y

même /y/ qu’en français lune.

Exemple : ymor /ymɚ/

Peu d’évolutions de la prononciation des voyelles du vieux norrois apparurent, mis à part la perte de distinction entre voyelles longues et voyelles courtes. Cependant, trois voyelles ont tout de même changé de prononciation :

  • le a /a/ est devenu postérieur, se transformant en /ɑ/
  • le ǫ /ɒ/ s’est quant à lui refermé, devenant un ó /ɔ/
  • le œ /øː/ s’est ouvert en /œ/, perdant au passage sa qualité de voyelle longue.

Suivant la théorie de hiérarchisation des phonèmes selon B. Elan Dresher (2003), certains phonèmes sont perçus comme étant plus proches que d’autres par les locuteurs natifs de cette langue, cette distinction se basant principalement sur certaines caractéristiques desdits phonèmes. Il est ainsi possible de créer un arbre présentant la hiérarchie de ces caractéristiques distinctives ayant pour résultat l’inventaire phonétique de la langue liée à l’arbre ainsi créé. Vous trouverez donc l’arbre 5 présentant la relation des différentes voyelles entre elles.

Arbre des voyelles de l’Eittlandais

Figure 5 : Arbre des caractéristiques distinctives des voyelles de l’Eittlandais

3.2.2 Diphtongues

En plus des dix voyelles pures présentées ci-dessus, l’Eittlandais dispose de quelques voyelles composées de deux voyelles pures : les diphtongues. Ces voyelles se distinguent par une évolution de leur prononciation dans le temps. Ainsi, quand on parle de diphtongues en Eittlandais, on se réfère principalement à un couple de deux voyelles où la seconde et plus faible que la première ; la première voyelle est porteuse de l’accentuation s’il y en a une et peut être allongée dans certains cas, comme dans le chant, tandis que la seconde se comporte presque comme une semi-consonne.

En Eittlandais, on peut retrouver trois différentes diphtongues héritées du Vieux Norrois :

diphtongue phonétique
ei /a͜ɪ/
au /ɔ͜ʊ/
ey /ø͜ʏ/

On remarque que les voyelles faibles subissent un relâchement, le /i/ s’étant transformé en /ɪ/, le /u/ en /ʊ/ et le /y/ en /ʏ/.

Voici une description un peu plus complète de ces diphtongues :

ei

diphtongue proche du /aɪ/ britannique que l’on retrouve dans pie, à la différence près que la première voyelle est légèrement plus ouverte. On peut également parfois la rencontrer prononcée /ɛɪ/, notamment dans la partie orientale de l’île d’Eittlande, voir le chapitre sur l’allophonie (§3.3.5). On retrouve une diphtongue similaire en Norvégien dans le terme nei.

Exemple : Eittland /a͜ɪtlãd/

au

diphtongue similaire à la diphtongue de l’anglais nord-américain standard comme dans low /loʊ̯/, excepté que la première voyelle est plus ouverte. Une diphtongue plus proche peut être retrouvée en néerlandais belge dans le terme lauw.

Exemple : auk /ɔ͜ʊk/

ey

contrairement à ce que la voyelle typographique <e> peut laisser penser, la prononciation de la première voyelle est similaire à un <ø>. La diphtongue est donc similaire à la voyelle de neus en néerlandais des Pays-Bas, ou à auga en Islandais.

Exemple : eyra /ø͜ʏra/

Il est également possible de techniquement considérer l’association de voyelles avec les consonnes /j/ et /w/ comme des diphtongues, voire des triphtongues si ladite voyelle est elle-même une diphtongue. Mais il demeure plus simple de considérer ces semi-voyelles comme étant des consonnes au même titre que toutes celles listées ci-dessous, leur considération en tant que diphtongues et triphtongues n’apportant rien de significatif à la grammaire eittlandaise.

Pour des raisons de simplicités, les diphtongues seront marquées par la suite en tant que /aɪ/, /ɔʊ/ et /øʏ/ au lieu de /a͜ɪ/, /ɔ͜ʊ/ et /ø͜ʏ/ respectivement.

3.2.3 Consonnes

Comme dans toute langues, en plus de voyelles, l’Eittlandais dispose également d’un certain nombre de consonnes. On peut compter dix-neuf consonnes basiques composant cette langue, et certaines peuvent avoir leur prononciation altérée, rajoutant six autres consonnes à l’inventaire consonantique Eittlandais. Vous pouvez trouver la liste de ces consones dans le tableau 4, avec les consonnes alternatives (dites allophoniques, voir §3.3.5) entre parenthèses.

  bilabial lab.-dental dental palatal vélaire lab.-vélaire glottal
nasal m     ŋ    
occlusif p   t̪ d̪   k (ɡ)    
fricatif β f (v) θ ð ç (x) ɣ xʷ (ɣʷ) h
spirant       j   w  
roulé            
spir.-lat.            

L’Eittlandais présente une singularité comparé à beaucoup d’autres langues du monde, et en particulier comparé aux langues européennes et nordique : le /s/ ou son équivalent voisé /z/ ne sont pas présents dans l’inventaire phonétique. Cela est dû à une évolution du /s/ norrois se palatalisant en /ç/.

Pour plus de simplicité, la diacritique dentale ne sera pas marquée ailleurs dans ce document, rendant par exemple /t/ un strict équivalent de [t̪].

Chacune de ces consonnes basiques a une graphie qui lui est propre, présentée dans le tableau 4.

  bilabial lab.-dental dental palatal vélaire lab.-vélaire glottal
nasal m   n   ń    
occlusif p   t d   k    
fricatif b f þ ð s g hv h
spirant       i   v  
roulé     r        
spir.-lat.     l        

La majorité des consonnes Eittlandaises ne s’écrivent qu’avec un glyphe unique, à l’exception de /xʷ/ qui s’écrit <hv>. Cette graphie est spécifiée explicitement, à l’inverse par exemple de <hl> se prononçant /l̥/, car sa prononciation est irrégulière et ne suit pas le modèle habituel de la modification d’une consonne par la précédence d’un <h>. Plus de détails seront donnés dans le chapitre sur l’allophonie.

Les consonnes Eittlandaises ont subit quelques évolutions depuis le vieux norrois, notamment :

  • Le /b/ est devenu une consonne fricative, en parallèle avec le <g> se prononçant /ɣ/, devenant /β/.

    Exemple : bær /bær/ (VN), /βæɹ/ (E).

  • Le /ð/ n’est plus un allophone de /θ/ et peut maintenant distinguer des mots n’ayant pour seule différence que l’utilisation d’un <þ> ou d’un <ð>.

    Exemple : maðor /mæðɚ/ se distingue de maþor /mæθɚ/ (basé sur le terme anglais maths) uniquement de par la différenciation entre ð et þ.

  • Le /s/ s’est palatalisé en /ç/.

    Exemple : sær /sær/ (VN), /çæɹ/ (E).

  • La prononciation occasionelle du <g> en /ɣ/ est devenue régulière, rendant la prononciation /ɡ/ occasionelle. Plus de détails sur l’utilisation du /ɡ/ dans le chapitre sur l’allophonie.
  • Les sons /nɡ/ et /nk/ se sont nasalisés et ont perdu leur qualité occlusive, transformant et fusionnant les phonèmes en un /ŋ/ dans les deux cas.

    Exemple : angan /angan/ (VN), ańan /ɑ̃ŋɑ̃/ (E) ; minka /minka/ (VN), mińa /mĩŋɑ/ (E)

  • Le <r> final gémine la consonne qu’il suit s’il s’agit d’un /l/, /s/, /n/ ou /r/. Sinon, si le <r> final suit une autre consonne, un <y>, généralement prononcé /ə/, est ajouté avant le <r> final.

    Exemple : frægr /fræɡr/ (VN), frægor /fræɡɚ/ (E) ; dalr /dal:/ (VN), dalr /dælː/ (E).

L’Eittlandais a tout de même conservé la distinction norroise entre consonnes géminées et consonnes non-géminées. Ainsi, dalr /dɑlː/ (forme nominative) est perçu comme étant différent de dal /dɑl/ (forme accusative de dalr), et Anar /ɑ̃nɑɹ/ (prénom) est également perçu comme différent de annarr /ɑ̃nːɑrː/ (autre, second, deuxième, suivant). Il est à noter cependant que les consonnes plosives géminées subirent une lénition : la première consonne de la double consonne conserve sa prononciation tandis que la seconde a vu une lénition apparaître. Ainsi, kapp se prononce /kɑpː/ en Vieux Norrois, mais se prononce /kɑp͡f/ en Eittlandais, et akkeri se prononce /ɑkːeri/ en Vieux Norrois tandis qu’il se prononce /ɑkxeri/ en Eittlandais. La mutation se fait comme présentée dans le tableau 4.

graphie phonétique
pp /p͡f/
bb /b͡β/
tt /t͡θ/
dd /d͡ð/
kk /k͡x/
gg /ɡ͡ɣ/

Vous trouverez également l’arbre 6 exposant la hiérarchie contrastive des consonnes de l’Eittlandais.

Arbre des consonnes de l’Eittlandais

Figure 6 : Arbre des caractéristiques distinctives des consonnes de l’Eittlandais

3.2.4 Ton et accentuation

L’accent de l’Eittlandais reste dans la lignée du Vieux Norrois, conservant ainsi une accentuation sur la première syllabe des mots.

Concernant l’intonation, celle-ci est descendante sur chaque proposition, la proposition principale d’une phrase commençant plus haute que les autres propositions la suivant. Dans un contexte formel, l’intonation remonte sur le dernier mot lorsqu’une proposition est une question, et elle reste constente et haute lors d’une exclamation avant de tomber sur la dernière syllabe.

L’intonation de la phrase est par ailleurs porteuse de sens, elle permet notamment à distinguer les phrases affirmatives de phrases interrogatives, ces dernières ne présentant aucune différences syntaxiques ou morphologiques.

3.2.5 Système d’écriture

Comme de nombreuses cultures européennes, l’Eittlande utilise un système d’écriture afin que les locuteurs Eittlandais puissent communiquer de façon non-orale. Du fait de leur héritage provenant de la région Scandinave, l’Eittlande utilise depuis sa fondation les runes nordiques comme alphabet officiel afin d’écrire en Eittlandais, faisant de ce pays le dernier pays au monde à encore utiliser officiellement les runes nordiques. La dernière réforme des caractères utilisés eu lieu lors du XVIème siècle, marquant également la dernière réforme orthographique ayant eu lieu depuis : les runes sont à utiliser phonétiquement, respectant au mieux la règle de « un caractère pour un son », bien que cette règle ne soit pas exacte. Les Eittlandais ne prennent pas en compte les diverses règles phonologiques de l’Eittlandais telles que la mutation frontale ou l’allophonie tels que respectivement décrits dans les chapitres §3.3.3 et §3.3.5.

Eittlande utilise également l’alphabet latin, mais celui-ci reste très anecdotique dans la vie quotidienne des Eittlandais qui ne l’utilisent pratiquement que pour des communications internationales. Il s’agit néamoins du système d’écriture utilisé dans cet ouvrage afin de faciliter l’étude de l’Eittlandais pour le lecteur. Vous trouverez le tableau 4 une équivalence des caractères latins utilisés en Eittlandais ainsi que des runes fortement inspirées des runes médiévales.

Tableau 4 : Correspondance de l’alphabet latin éittlandais et des runes eittlandaises
latin runes
A a
Æ æ
B b
D d
Ð ð
E e
F f
G g
H h
Hv hv
I i
K k
L l
M m
N n
Ń ń
O o
Ó ó
Œ œ
Ø ø
P p
R r
S s
T t
Þ þ
U u
V v
Y y
délimiteur de mots
délimiteur de phrases

On peut remarquer que dans l’alphabet latin Eittlandais comme dans les runes Eittlandaises il existe une indifférentiation de la voyelle /i/ et de la consonne /j/. Cela est dû au fait présenté ci-dessus (§3.3.5) que le /i/ ne peut être une voyelle s’il est précédé par une consonne et suivi par une voyelle, et le /j/ ne peut précéder une consonne. De ce fait, les Eittlandais n’éprouvent pas de difficultés à différencier les deux phonèmes l’un de l’autre.

Exemple de texte en Eittlandais écrit en alphabet latin et en runes :

  • Thor blessa Loki avec Mjöllnir.
  • Þorr ogagnysk Loka a Miœllni.
  • ᚦᚮᚱᚱ᛬ᚮᚵᛆᚵᚾᛦᛋᚴ᛬ᛚᚮᚴᛆ᛬ᛆ᛬ᛘᛁᚰᛚᛚᚾᛁ⁝

Voici le détail grammatical de la phrase ci-dessus :

Thor.NOM.SG blesser-1SG.PST Loki-DAT.SG avec Mjöllnir.DAT.SG
Þorr ogagn-ysk Lok-a a Miœllni

3.3 Phonotaxes

3.3.1 Structure syllabique

Les syllabes Eittlandaises suivent généralement un modèle (C)(C)V(C)(C), soit deux consonnes toutes deux optionnelles en attaque, une voyelle obligatoire, et deux consonnes toutes deux optionnelles dans le coda. Lors de la découpe des syllabes, il est généralement d’usage d’intégrer dans les syllabes les consonnes venant après la voyelle, quitte à ce que la syllabe suivante ne dispose pas de consonnes dans son attaque.

3.3.2 Mutation labiale

La mutation de voyelles est un procésus par lequel une voyelle accentuée dans un mot Eittlandais peut voir sa prononciation modifiée du fait d’un phonème la suivant ; dans le cas de la mutation labiale, les voyelles accentuées qui ne sont pas arrondies le deviennent si elles sont suivies par un <u> ou un <v>. Ainsi, un <a> peut devenir un <ó> s’il est accentué.

En Eittlandais, il s’agit d’un héritage du Vieux Norrois qui n’est actuellement plus productif. Il a ainsi créé quelques irrégularités dans le vocabulaire de l’Eittlandais où certains termes voient la voyelle accentuéer de la racine des noms et verbes changer en fonction de leur rôle grammatical et de leur nombre. Par exemple, faðir (père, NOM.M.SG) devient fódur (ACC/GEN/DAT.M.SG). Cependant, la présence d’un <u> dans un nouveau terme ne déclenche plus nécessairement cette mutation labiale, comme par exemple avec kamera Nf.SG qui devient kameru NOM/ACC.Nf.PL et non kómuru.

Une régularisation des termes du Vieux Norrois s’est également mise en place envers les termes dont la voyelle accentuée était mutée au nominatif singulier, remplaçent entièrement la voyelle d’origine par la voyelle mutée même dans les autres formes du mot. Ainsi, le terme <mǫn> (crinière) se décline ainsi en Vieux Norrois :

Tableau 5 : Déclinaisons du terme <mǫn> en Vieux Norrois
  sg pl
nom mǫn manar
acc mǫn manar
gen manar mana
dat mǫn mǫnum

En Eittlandais, le <ǫ> a entièrement remplacé le <a>, donnant ainsi cette déclinaison au terme <món> (longue chevelure) :

Tableau 6 : Déclinaisons du terme <món> en Eittlandais
  sg pl
nom món mónar
acc món mónar
gen mónar móna
dat món mónum

3.3.3 Mutation frontale

Une règle constante de l’Eittlandais est une réapparition de la frontation frontale en Eittlandais, n’étaint coupée que par une mutation labiale la précédente. Cette mutation frontale implique un changement de voyelle postérieure accentuée du mot si celle-ci est suivie dans le même mot par un j, i, par un double <l>, <n>, <s> ou <r> final ou par un <or> final. Ainsi la voyelle accentuée, si elle est postérieure, est déplacée en voyelle postérieure suivant le tableau 7.

Tableau 7 : Mutation frontale des voyelles antérieures
voyelle antérieure équivalent postérieur
u y
o ø
ɔ œ
ɑ æ
au ey

Par exemple, auðor se prononce comme eyðor, soit /øyðɚ/, tandis que maðor se prononce /mɑðɚ/.

3.3.4 Fracture de la voyelle initiale

À l’instar du Vieux Norrois, l’Eittlandais ne dispose pas de voyelle initiale qui soit un <i> ou un <e> : les deux sont fracturés lorsque la racine historique du mot commeçait par une de ces deux voyelles. Ainsi on retrouve le terme efn prononcé /jɑfn/ en Eittlandais, hérité directement du Vieux Norrois, dont la traduction anglaise est even et la traduction allemande est eben.

La fracture peut résulter en un ja ou un suivant la consonne qui suit la voyelle. Si cette consonne est une consonne non-dorsale (voir l’arbre 6), alors la fracture résultera en un , sinon elle résultera en un ja. Exemples :

  • internetor : /jɔnternetɚ/
  • efn : /jafn/
  • herað : /j̥ɔrɑð/
  • hestor : /j̥ɑstɚ/

3.3.5 Allophonie

Comme dans toute langue, la phonétique de l’Eittlandais n’est pas une science exacte, et certaines variations peuvent être trouvées dans la prononciation de l’Eittlandais.

Comme dans toutes les langues, la prononciation de l’Eittlandais n’est pas aussi simple que ce que les chapitres précédents auraient pu laisser paraître. En effet, il existe un certain nombre de cas où certains phonèmes changent suivant leur environnement. Ci-dessous sont listées les règles de variation phonétique relevées dans l’Eittlandais standard. Ces règle ont un ordre de priorité entre elles, la première règle dans son ordre d’apparition ci-dessous étant la règle à appliquer.

  1. Un <i> immédiatement suivit par une voyelle se prononce comme une semi-consonne.

    Exemple : hiórr /j̥ɔrː/

  2. Deux voyelles identiques se suivant fusionnent en une même voyelle géminée.

    • VV / _ > Vː

    Exemple : heyia-annir /høʏjɑːnːiɹ/

  3. Un <e> se fracture dans un mot, peu importe son emplacement dans le mot, s’il est suivi par une unique consonne et par une voyelle non frontale. Le résultat de la fracture sera arrondie si la voyelle suivante l’est également.
    • e / _CV[-front +rnd] > jɔ
    • e / _CV[-front] > jɑ, sauf si C est occlusive non dorsale ou non occlusive sonorante et nasale.
  4. Une nasalisation des voyelles se produit lorsque celle-ci est suivie par une consonne nasale. Cette dernière disparaît également s’il s’agit d’une consonne nasale non coronale.

    • V / _C[+nasal] > V[+nasal]
    • C[+nasal -cor] / V_ > Ø

    Exemple : ańan /ɑ̃ŋɑ̃/, minka /mĩŋɑ/

  5. Un mot commeçant par deux consonnes dont la première est un <h> marque un dévoisement de la consonne qui le suit immédiatement.

    • hC / #_ > C[-voice]

    Exemple : hiálp /j̥ɑlp/

  6. Le <g> se prononce habituellement /ɣ/, cependant il se mute en un /k/ lorsqu’il est suivit par une consonne non voisée. Il se mute également en un /ɡ/ lorsqu’il est suivit par une consonne nasale.
    • ɣ / _C[-voice] > k
    • ɣ / _C[+nasal] > ɡ
  7. Une consonne géminée suivant ou précédant une autre consonne perd sa gémination.

    • C[+long] / C_ > [-long]
    • C[+long] / _C > [-long]

    Exemple : Eittland /aɪtlɑ̃d/

  8. Lorsque deux consonnes plosives se suivent, la seconde devient fricative, y compris lorsque les deux consonnes sont à l’origine identiques. Voir 3.2.3. Ce processus est bloqué par la règle précédente.
    • C[+plos] / C[+plos]_ > C[-plos +fric]
  9. Lorsque deux consonnes identiques se suivent, alors elles fusionnent en une consonne géminée.
    • CC / _ > Cː
  10. Les consonnes <s>, <f>, <h> et <hv> se voisent lorsqu’elles sont entourées par deux voyelles.
    • {ç,f,h} / VV,# > [+voice]
    • xʷ / V_V > ɣʷ
  11. Un <r> final suivant une consonne non occlusive sonorante gémine cette dernière et devient silencieux. Si le <r> est lui-même doublé, alors ce <rr> final est prononcé comme un <r> géminé. Sinon, si une autre consonne précède directement le <r> final, alors ce dernier sera prononcé comme un schwa rhotique /ɚ/.
    • C[-occ +son]r / _# > C[+long]
    • rr / _# > rː
    • r / C_# > ɚ (écrit <or>)
  12. Un <r> final précédé par une voyelle devient approximant.
    • r / V_# > ɹ
  13. Un <g> final devient non-voisé et non-sonorant.
    • ɣ / _# > x
  14. Un <v> initial dans un mot se prononce comme un /v/.
    • w / #_ > v

3.4 Structure d’un mot

3.5 Processus phonologiques et morphophonémiques principaux

3.6 Prononciation de discours relaché et contractions

3.7 Classes de mots

3.7.1 Noms

3.7.1.1 Structure d’un nom
3.7.1.2 Processus dérivationels
3.7.1.3 Processus inflexionels
3.7.1.4 Noms dénombrables et indénombrables
3.7.1.5 Noms propres

3.7.2 Pronoms et/ou clitiques anaphoriques

3.7.2.1 Pronoms personnels
3.7.2.2 Pronoms démonstratifs
3.7.2.3 Autres

3.7.3 Verbes

3.7.3.1 Structure verbale
3.7.3.2 Processus dérivationel
3.7.3.3 Processus inflectionel
3.7.3.4 Classe de verbes distincte 1
3.7.3.5 Classe de verbes distincte 2
3.7.3.6 Classe de verbes distincte 3
3.7.3.7 Classe de verbes distincte 4

3.7.4 Modificateurs

3.7.4.1 Adjectifs descriptifs
3.7.4.2 Quantifieurs non-numéraux
3.7.4.3 Numéraux

3.7.5 Adverbes

3.7.6 Auxilliaires

3.7.7 Adpositions (prépositions ou postpositions)

3.7.8 Particules ou autres classes de mots mineures

3.8 Typologie de l’ordre des constituants

3.8.1 Ordre des constituants dans les clauses principales

3.8.2 Ordre des constituants dans les clauses verbales

3.8.3 Ordre des constituants dans les clauses nominales

3.8.4 Phrases adpositionelles

3.8.5 Comparatifs

3.8.6 Particules de questions et mots interrogatifs

3.8.7 Résumé

3.9 Structure d’une phrase nominale

3.10 Structure d’une phrase verbale

3.11 Prédicats nominaux et constructions liées

3.11.1 Prédicats nominaux

3.11.2 Prédicats adjectivaux

3.11.3 Prédicats locatifs

3.11.4 Prédicats existentiels

3.11.5 Clauses possessives

3.12 Clauses intransitives

3.13 Clauses transitives

3.14 Clauses ditransitives

3.15 Types de clauses dépendantes

3.15.1 Non-finies

3.15.2 Semi-finies

3.15.3 Finies

4 Système fonctionnel

4.1 Relations grammaticales

4.2 Constructions liées à la voix et à la valence

4.2.1 Causatif

4.2.2 Applicatif

4.2.3 Déplacement datif

4.2.4 Datif d’intérêt

4.2.5 Possession exterieure

4.2.6 Réflexifs et réciproques

4.2.7 Passifs

4.2.8 Inverses

4.2.9 Constructions moyennes

4.2.10 Antipassifs

4.2.11 Démotion d’objet ou omission

4.2.12 Incorporation d’objet

4.3 Nominalisation

4.3.1 Nominalisation d’action

4.3.2 Nominalisation de participant

4.3.2.1 Nominalisation d’agent
4.3.2.2 Nominalisation de patient
4.3.2.3 Nominalisation d’instrument
4.3.2.4 Nominalisation de lieu
4.3.2.5 Nominalisation de produit
4.3.2.6 Nominalisation de manière

4.3.3 Nominalisation causale

4.4 Temps, aspect, mode

4.4.1 Temps

4.4.2 Aspects

4.4.3 Modes

4.4.4 Lieux/direction

4.4.5 Évidentialité, validation et mirativité

4.4.6 Divers

4.5 Structures marquées pragmatiquement

4.5.1 Variation d’ordre des constituants

4.5.2 Particules contrastives et emphatiques

4.5.3 Motifs d’intonation contrastifs et emphatiques

4.5.4 Négation

4.5.5 Questions

4.5.5.1 Questions absolues
4.5.5.2 Questions relatives

4.5.6 Impératifs

4.6 Combinaison de clauses

4.6.1 Verbes de série

4.6.2 Clauses complémentaires

4.6.3 Clauses adverbiales

4.6.4 Enchaînement de clauses, clauses médianes et changement de référence

4.6.5 Clauses relatives

4.6.6 Coordination

4.7 La langue telle qu’utilisée

4.7.1 Typologie lexicale

4.7.1.1 Espace, directions et déplacements
4.7.1.2 Causation
4.7.1.3 Valence
4.7.1.4 Prépondérance des caractéristiques sémantiques

4.7.2 Continuité (cohésion) et discontinuité

4.7.2.1 Continuité de sujet (référenciel)
4.7.2.2 Continuité de thème
4.7.2.3 Continuité d’action

4.7.3 Prominence épisodique

4.7.3.1 Apogée, point de culminance
4.7.3.2 Intensification

4.7.4 Genres

4.7.4.1 Conversation
4.7.4.2 Narratif
  1. Expériences personnelles
  2. Historique
  3. Histoires folkloriques
  4. Mythologie
4.7.4.3 Pressant
4.7.4.4 Procédurel
4.7.4.5 Informatif
4.7.4.6 Descriptif
4.7.4.7 Élocution rituelle

4.7.5 Divers et conclusions

4.7.5.1 Expressions idiomatiques et proverbes
4.7.5.2 Symbolisme sonore

5 Annexes

5.2 Textes avec traduction interlinéaire

5.3 Dictionnaire

5.3.1 A

ańan
/ɑ̃ŋɑ̃/ (n.NF) joie, délice
auðor
/øʏðɚ/ (n.NF) bien ou objets précieux, trésor, richesses, fortune
akkeri
/ɑkxeri/ (n.Nf) ancre
auk
/ɔʊk/ (prep) mis à part

5.3.2 Æ

5.3.3 B

bær
/βæɹ/ (n.NF) maison, appartement, domicile, lieu de résidence

5.3.4 C

5.3.5 D

dagan
/dɑɣɑ̃/ (n.FF) jour (unité de temps), jour (période lumineuse de la journée)
dall
/dɑlː/ (n.MF) vallon, vallée
døkkor
/døkxɚ/ (adjF) sombre, ténébreux
dyrk
/dyrk/ (n.FF) gloire

5.3.6 Ð

5.3.7 E

efn
/jɑfn/ (adjF) égal
Eittland
/aɪtlɑ̃d/ (n.NF) Eittlande
elgor
/jɑlɣɚ/ (n.MF) élan
eyra
/øʏrɑ/ (n.Nf) oreille

5.3.8 F

frægor
/fræɣɚ/ (ajdF) célèbre, renommé, fameux

5.3.9 G

5.3.10 H

hof
/hov/ (n.NF) temple, bâtiment religieux

5.3.11 H

herað
/j̥ɑrɑð/ (n.Nf) pays, région
hestor
/j̥ɑstɚ/ (n.MF) cheval, étalon

5.3.12 I

iðyn
/iðyn/ (n.FF) travail, métier
interneti
/ĩterneti/ (n.Nf) internet

5.3.13 K

kapp
/kɑpf/ (n.NF) arche

5.3.14 L

5.3.15 M

maðor
/mɑðɚ/ (n.MF) homme, humain, mari
maþor
/mɑθɚ/ (n.Nf) mathématiques. Emprunt du terme anglais math.
mińa
/mĩŋa/ (vt.f) réduire, diminuer, atténuer
Miœllnir
/mjœlniɹ/ (n.MF) Mjöllnir, marteau de Thor
món
/mɔ̃/ (n.FF) longue chevelure, crinière

5.3.16 N

5.3.17 O

ogagn
/oɣɑɣn/ (vt.F) blesser, faire mal

5.3.18 Ó

ól
/ɔl/ (n.NF) bière

5.3.19 Œ

œpa
/œpɑ/ (vi.f) crier, hurler, s’écrier

5.3.20 Ø

5.3.21 P

5.3.22 R

5.3.23 S

sær
/çæɹ/ (n.MF) mer

5.3.24 T

5.3.25 Þ

Þorr
/θorː/ (n.MF) Thor

5.3.26 U

ull
/ulː/ (n.FF) laine

5.3.27 V

5.3.28 Y

ymor
/ymɚ/ (n.MF) grognement, bourdonnement, fredonnement

5.4 Références

Dans ce document, je me référere parfois à des recherches académiques ou autres ouvrages. Afin de faciliter les recherches, voici la liste des documents cités. Mes recherches en matière de Vieux Norrois reposent également principalement sur l’ouvrage de M. Barnes (2008) dont vous trouverez la référence ci-dessous. Je me référere également à l’ouvrage Describing Morphosyntax de Thomas E. Payne dans ma façon de décrire la grammaire de l’Eittlandais, dont vous trouverez également la référence ci-dessous.

  • B. Elan Dresher, The Contrastive hierarchy in phonology, University of Toronto, 2003
  • Michael Barnes, A New Introduction to Old Norse, Viking Society for Northern Research, University College London, 2008
  • Thomas E. Payne, Describing Morphosyntax: A Guide for Field Linguists, Cambridge University Press, 1997

Notes de bas de page:

Auteur: Lucien Cartier-Tilet

Email: [email protected]

Created: 2019-09-18 mer. 13:13