Une Grammaire du Ňyqy

Table des matières

1 Avant-propos

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Ce document traite d’une langue imaginaire que j’ai créé. Cependant, il sera rédigé comme s’il s’agissait de la première tentative de description de la langue par un linguiste la découvrant. Ainsi, si dans certains passages vous pouvez lire « mais plus d’études sur le sujet sont nécessaires » ou « cet aspect de la langue n’a pas encore été sujet à des analyses plus approfondies », comprenez par cela que je n’ai pas encore travaillé sur ou fini cette partie qui peut être sujet à des mises à jours dans le futur. En dehors de la référence à Joseph Windsor ci-dessous, toute référence de style académique est fictionnelle (cf §2.1).

2 Introduction

2.1 Note sur la langue en tant que langue construite

Le Ňyqy ⁄ɴyħy⁄ est une langue prototype développée a priori. Sa grammaire est analytique, mettant un clair accent sur la syntaxe plutôt que la morphologie quasiment absente. La langue restera plutôt simple, et servira à développer suivant des processus naturels d’autres langues descendant du Ňyqy. J’ai tout de même essayé de développer cette langue de façon à autoriser des aspects naturels dans le Ňyqy, comme par exemple son inventaire phonétique ou sa différentiation des temps, aspects et modes, inspiré par la présentation de Joseph Windsor3 lors de la Language Creation Conference 8 (2019)4.

2.2 Notes sur la langue en tant que langue réelle

Le Ňyqy est une langue parlée il y a quelques huit millénaires environ ; les estimations vont de 4.000 ans à 11.000 ans avant notre ère. Cette langue est ancêtre de la quasi-totalité des langues de notre monde actuel, avec quelques exceptions notoires tels que le Énanonn qui reste encore très mystérieux à bien des égards, ou bien le Hjelp Moderne, descendant directs de plusieurs dialectes variés du Hjelp Vulgaire, eux-mêmes simplifications et descendants du Hjelp Originel.

Le Ňyqy était, selon toutes évidences, une langue très analytique, reposant bien plus sur sa syntaxe que sa morphologie quasi-inexistante. Globalement, il s’agit également d’une langue où la tête d’une proposition se trouve à la fin de cette dernière, conduisant à un ordre principalement OSV, le possesseur se trouvant après le possédé, etc…

2.3 Conventions typographiques

Dans ce document seront utilisé certaines conventions typographiques, dont des gloses grammaticales inter-lignes5, une étoile * précédant des éléments linguistiques considérés comme erronés, un point d’interrogation ? afin de marquer des éléments linguistiques questionnables, ou bien dans les gloses une utilisation du chiffre zéro 0 afin de marquer une absence d’un ou plusieurs éléments.

2.4 Le nom de la langue

Le nom de la langue est le pronom personnel de la première personne du pluriel en Ňyqy, qui s’analyse par « ňy » signifiant 6 (le Ňyqy comptant en base cinq, il s’agit d’un moyen de signifier la pluralité), ou plusieurs, ou beaucoup, et « qy », signifiant soi, moi. Il n’est pas certain que les locuteurs se référaient à leur langue ainsi, voire s’ils s’y référaient tout simplement, mais plusieurs éléments tendent à laisser penser que ce serait le cas (Loqbrekh et Khorlan, Université de Ðbńo, 3598).

3 Phonologie

La phonologie d’une langue est l’étude des sons qui la composent, ainsi que l’organisation et l’interaction de ces derniers entre eux. Cela a des conséquences importantes, comme la caractéristique esthétique sonore de la langue, ou bien les variations possible dans la prononciation de certains sons qui peuvent paraître naturelles pour les locuteurs natifs de la langue, mais pas nécessairement pour nous. Même si plus personne ne parle cette langue actuellement, il me semble important pour les étudiants de langues anciennes de pouvoir associer des sons aux divers mots et aux diverses phrases qu’ils rencontreront ; il s’agit d’une langue, après tout ! Dans ce chapitre, j’essaierai de présenter ce qui est connu de la phonologie du Ňyqy afin que l’on puisse se faire une idée de ce à quoi ressemblait cette langue lorsqu’elle était parlée il y a plusieurs millénaires.

3.1 Notes sur la transcription du Ňyqy

Le Ňyqy étant une langue orale, aucune transcription historique n’en existe. Ainsi, seule la translittération présentée ici fait office d’orthographe, suivant de près la prononciation. La transcription phonétique de la langue utilisant l’IPA6 est également possible, mais moins lisible je pense pour le lecteur, alors que la translittération lui laissera le choix de l’accent avec lequel il souhaite lire le Ňyqy.

3.2 Inventaire phonétique

L’inventaire phonétique du Ňyqy a été choisi suivant la méthode de la hiérarchie des caractéristiques phonétiques, grâce à des arbres construits suivant cette théorie.

3.2.1 Consonnes

Les consonnes standard du Ňyqy furent choisies suivant l’arbre des caractéristiques montré dans la figure 1.

Arbre des consonnes du Ňyqy

Figure 1 : Arbre des caractéristiques des consonnes du Ňyqy

Ainsi furent choisies ces consonnes, présentées par la table 1. Les phonèmes entre parenthèse sont des allophones de phonèmes de base qui peuvent muter en ces nouveau phonèmes (voir §3.3). L’orthographe des caractères qui ne sont pas entre parenthèses est montrée par la table 2. La table 3 présente les caractéristiques distinctes des consonnes du Ňyqy.

Tableau 1 : Consonnes du Ňyqy (IPA)
  bilablial alvéolaire labial-velaire palatal uvulaire pharygal
plosif p b       q ɢ  
nasal m n     ɴ  
tapé         (ʀ)  
fricatif   s z   (x) (ɣ) (χ) (ʁ) (ħ) (ʕ)
affriqué   t͡ʃ d͡ʒ        
latérale affriqué   (ɬ) (ɮ)        
latérale spirant   (l)        
approximant       (j)    
spirant     w      

Tableau 2 : Consonnes du Ňyqy (translittération)
  bilablial alvéolaire labial-velaire uvulaire
plosif p b     q g
nasal m n   ň
fricatif   s z    
affriqué   c j    
spirant     w  

Tableau 3 : Caractéristiques distinctes du Ňyqy
  son dor voice high cor
w + + 0 + 0
j + + 0 + 0
ɴ + + 0 - 0
ʀ + + 0 - 0
n + - 0 0 +
l + - 0 0 +
m + - 0 0 -
d͡ʒ - + + + 0
ɣ - + + + 0
ɢ - + + - 0
ʁ - + + - 0
t͡ʃ - + - + 0
x - + - + 0
q - + - - 0
χ - + - - 0
z - - + 0 +
ɮ - - + 0 +
b - - + 0 -
ʕ - - + 0 -
s - - - 0 +
ɬ - - - 0 +
p - - - 0 -
ħ - - - 0 -

3.2.2 Voyelles

De même que pour les consonnes, les voyelles furent également choisies suivant un arbre de caractéristique des voyelles. L’arbre choisi est présenté avec la figure 2.

Arbre des consonnes du Ňyqy

Figure 2 : Arbre des caractéristiques des consonnes du Ňyqy

Grâce à cet arbre furent choisies les voyelles présentées par la table 4, et leur translittération est présentée par la table 5.

Tableau 4 : Voyelles du Ňyqy (IPA)
  antérieures postérieures
fermées y u
pré-fermées ɪ ʊ
mi-fermées ø ɤ
mi-ouvertes ɛ ɔ

Tableau 5 : Voyelles du Ňyqy (translittération)
  antérieures postérieures
fermées y ü
pré-fermées i u
mi-fermées ë ö
mi-ouvertes e o

Vous trouverez également avec la table 6 les caractéristiques des voyelles permettant de comprendre leur comportement dans cette langue.

Tableau 6 : caractéristiques distinctives des voyelles du Ňyqy
  back tense high
ü + + +
ö + + -
u + - +
o + - -
y - + +
ë - + -
i - - +
e - - -

3.3 Allophonie

Il existe relativement peu de règles allophoniques connues en Ňyqy, cependant quelques unes sont à peu près certaines :

  • V → [-tense] / C[+dor +high]_
  • C[+dor +high] → [-dor +cor] / C[+dor]{V,∅}_
  • C[+dor -high] → [-dor -cor] / C[+dor]{V,∅}_
  • C[-dor +cor] → [+dor +high] / C[-dor]{V,∅}_
  • C[-dor -cor] → [+dor -high] / C[-dor]{V,∅}_

Les deux dernières règles reflètent une règle générale du Nyqy : deux consonnes ne peuvent se suivre si elles sont toutes deux dorsales, la seconde devant alors changer sa qualité afin de se soumettre à la règle. Sa qualité haute ou coronale se reflètent également lors du changement de qualité dorsale de la consonne. Vous pouvez voir la table 7 qui récapitule les mutation des consonnes du Ňyqy dû à cette règle.

Tableau 7 : Table de mutation des consonnes du Ňyqy
[+dor] originale [-dor] mutée   [-dor] originale [+dor] mutée
q ħ   p χ
ɢ ʕ   b ʁ
ɴ m   m ʀ
t͡ʃ ɬ   n j
d͡ʒ ɮ   s x
w l   z ɣ

Ainsi, la phrase <ňe pom qy> se prononce ⁄ɴɛ pɔɴ ħy⁄ au lieu de * ⁄ɴɛ pɔm qy⁄, et la phrase <qi bü pim mo coq> se prononcera ⁄qɪ bʊ χɪm ʀɔ ɬɔq⁄ au lieu de * ⁄qɪ bʊ pɪm mɔ t͡ʃɔq⁄.

3.4 Phonotaxes

Une syllabe typique en Mattér se présente sous la forme (C)V(CC), avec au moins une consonne obligatoire soit dans l’attaque soit dans le coda, suivant les règles présentées ci-dessous.

Une règle universelle fut déjà présentée ci-dessus (§3.3) : deux consonnes de même qualité dorsale ne peuvent se suivre, qu’elles soient séparées par aucune, une ou plusieurs voyelles. Ainsi, les termes ⁄qʊn⁄ ou ⁄nɔsq⁄ sont des termes valides selon cette règle, mais * ⁄t͡ʃɔq⁄ ne l’est pas, ce dernier se prononcera ⁄t͡ʃɔħ⁄.

Si, dû à la mutation des consonnes, deux consonnes se retrouvent adjacentes sans suivre les règles indiquées ci-dessous, alors un schwa est inséré entre ces deux consonnes. Exemple : <cöjm> est prononcé ⁄t͡ʃɤɮəʀ⁄ si la première consonne n’est pas mutée, sinon le mot est prononcé ⁄ɬɤd͡ʒm⁄.

3.4.1 Attaque

L’attaque peut être composée de n’importe quelle consonne, tout comme elle ne peut en comporter aucune.

3.4.2 Noyau

Le noyau de la syllabe peut être composé de n’importe quelle voyelle, exceptée une voyelle haute si la consonne précédente est une dorsale sonorante haute.

3.4.3 Coda

Les règles du coda sont également simples :

  • Les consonnes coronales ou hautes non sonorantes peuvent être suivies par des consonnes non coronales ou non hautes.
  • Les consonnes sonorantes, dorsales et hautes ne peuvent s’associer avec d’autres consonnes dans le coda.

3.4.4 Inter-syllabe

Quelques règles se rajoutent aux règles précédentes pour les consonnes se trouvent entre deux syllabes différentes :

  • Les consonnes sonorantes et non-dorsales peuvent précéder toute autre consonne à la condition que ces premières fassent partie du coda de la première syllabe.
  • Si deux consonnes coronales non-dorsales se suivent, la seconde prendra le voisement de la première. Si après cela, la seconde consonne se retrouve identique à la première, alors la seconde devient silencieuse et la première devient géminée.
  • Dans les autres cas, si une règle du coda est applicable entre la dernière consonne de la première syllabe et la première consonne de la seconde syllabe, la prononciation est conservée.
  • Si les règles précédentes ne s’appliquent pas, il est supposé qu’un schwa est ajouté afin de pouvoir rendre la syllabe prononçable.

3.5 Accentuation

4 Topologie morphologique

Le Ňyqy est une langue fortement analytique reposant fortement sur sa syntaxe et quasiment pas sur sa morphologie, la tête des groupes est en fin de groupe. La majorité des mots son monosyllabiques ou bi-syllabiques, et les phrases comportent également souvent des morphèmes libres grammaticaux. Exemple :

  • ňe pom qy

    maison GEN 1sg

    C’est ma maison

    On peut voir avec cette phrase qu’il n’existe pas de verbe « être » en Ňyqy, une simple clause sans verbe suffit pour créer un prédicat nominal. On voit également que l’élément caractérisé par le génitif précède le morphème génitif, alors que l’élément caractérisant suit ce même morphème.

  • qi bü pim mo coq

    deux 2sg pomme PST manger

    Nous avons mangé une pomme

    Ici, nous pouvons voir que le terme pour « deux » est utilisé comme modificateur du pronom de la seconde personne « bü » afin d’exprimer le duel. De même, le morphème « mo » précède le verbe « coq » afin de marquer son temps.

  • qy qun gö

    1sg OPT boire

    Je souhaite boire

    Ici, nous avons un exemple de modification du verbe similaire à l’exemple précédent où « qyn » est un morphème modifiant le mode du verbe « gö », lui ajoutant le mode optatif.

5 Classes de mots

5.1 Noms

Les noms en Ňyqy se réfèrent généralement à des entités définies, comme des objets, des personnes, des concepts ou événements. Contrairement à beaucoup d’autres langues, et du fait de la nature très analytique de la langue, les noms ne supportent aucune caractéristique morphosyntaxique ; ils peuvent cependant s’associer à d’autres éléments du fait de leur nature, notamment grâce à des particules grammaticales.

5.1.1 Nombre

5.1.2 Genre

5.1.3 Possession

5.1.4 Relations grammaticales

5.1.5 Articles

5.1.6 Types de noms

5.1.6.1 Noms propres
5.1.6.2 Noms de masse

5.1.7 Pronoms

5.1.7.1 Personnels
5.1.7.2 Relatifs

5.2 Verbes

5.2.1 Infinitif

5.2.2 Nominalisation

5.3 Adjectifs

5.4 Adverbes

6 Relations grammaticales

Il existe de façon universelle deux types de verbes : les verbes intransitifs, et les verbes transitifs. Ces premiers ne prennent qu’un seul argument obligatoire, un expérienceur –noté « S »–, alors que les verbes transitifs prennent deux arguments obligatoires : l’agent –noté A– effectuant souvent l’action, et le patient –noté P– étant souvent l’objet affecté par l’action. Par exemple :

  • Je dors.

    Verbe intransitif, « je » est expérienceur S.

  • Je mange une pomme.

    Verbe transitif, « je » est agent A, et « pomme » est patient P.

Dans la majorité des langues du monde, et dans la quasi-totalité des langues européennes (le Basque étant la seule exception), l’expérienceur et l’agent sont traités quasiment tout le temps à l’identique, formant le cas grammatical (souvent non marqué) s’opposant au cas accusatif marquant le patient, traité différemment.

À la différence des langues européennes, le Ňyqy est une langue dite « ergative » ; cela signifie que ses différents groupes nominaux ont une relation grammaticale envers leurs verbes basée sur l’association des expérienceurs et des patients, avec l’agent traité différemment. Ce premier regroupement S et P est alors appelé « cas absolutif » alors que le second est le « cas ergatif ».

Ainsi, comme nous le verrons dans le chapitre sur la syntaxe (§7), l’élément absolutif restera en permanence en contact direct avec le verbe, tandis que l’élément ergatif les précédera, et pourra même être séparé du couple absolutif-verbe par des éléments datifs. Exemple :

  • qy-0 qöj

    1sg-ABS dormir

    Je dors

  • qy-0 pim-0 coq

    1sg-ERG pomme-ABS manger

    Je mange une pomme.

En revanche, le Ňyqy utilise un pivot nominatif entre ses différentes clauses. Cela signifie que l’élément persistant entre les phrases lorsqu’il subit une élision est l’élément correspondant au cas nominatif, soit l’argument S ou A du verbe. Exemple :

  • qy-0 pim-0 coq. nöcpi qöj.

    1sg-ERG pomme-ABS manger. ensuite dormir.

    Je mange une pomme, puis (je) dors.

7 Ordre des constituants basiques

Comme indiqué dans le chapitre §2.2, le Ňyqy est une langue dont sa tête de groupement grammaticaux tend à être en dernière position.

Arbre de syntaxe basique du Ňyqy

Figure 3 : Arbre de syntaxe basique du Ňyqy

On voit grâce à l’arbre 3 que la structure générale d’une phrase démarre avec des éléments divers liés à la clause principale, qui ne se rapportent au verbe ni par une relation ergative, ni absolutive ni dative. Ensuite vient la phrase nominale ergative, suivie par la phrase nominale dative, puis la phrase verbale. Cette dernière se constitue de la phrase nominale absolutive, suivie par le verbe, lui-même composé par son mode, son temps, le verbe lui-même et sa négation.

7.1 Clauses principales

7.2 Phrase prépositionnelles

7.3 Phrases nominales

7.3.1 Modificateurs

7.3.2 Constructions génitives

7.3.3 Clauses relatives

7.4 Phrases verbales

7.5 Comparatifs

7.6 Résumé

8 Prédicats nominaux

9 Phrases existentielles, locationnelles et possessives

10 Temps, aspects et modes

10.1 Temps

10.2 Aspect

10.3 Modaux auxiliaires

10.4 Causatif

10.4.1 Causatif lexical

10.4.2 Causatif analytique

10.5 Passif

10.6 Réflexif

10.7 Réciproque

10.8 Questions

10.8.1 Question absolue (oui/non)

10.8.2 Question relative

10.9 Impératif

11 Négation

12 Combination de clauses

12.1 Clauses relatives

12.2 Verbes en série

12.3 Clauses de complément

12.3.1 Compléments de stems basiques

12.3.2 Compléments <tél> et <þiv>

12.4 Clauses adverbiales

12.5 Coordination

13 Structures marquées pragmatiquement

14 Nombres

Les locuteurs du Ňyqy comptaient dans un mélange de base 6 pour les unités et de base 13 pour le reste.

nombre nombre (représentation ňyqy) ňyqy phonétique
0 0 pe ⁄pɛ⁄
1 1 mi ⁄mɪ⁄
2 2 qi ⁄qɪ⁄
3 3 ⁄ne⁄
4 4 ⁄ɢe⁄
5 5 co ⁄cɔ⁄
6 1-0 (mi) ňy ⁄mɪ ɴy⁄ ou ⁄ɴy⁄
7 1-1 ňy mi ⁄ɴy mi⁄
8 1-2 ňy qi ⁄ňy ħɪ⁄
9 1-3 ňy në ⁄ɴy ne⁄
10 1-4 ňy gë ⁄ɴy ʕe⁄
11 1-5 ňy co ⁄ɴy ɬɔ⁄
12 2-0 qi ňy ⁄qɪ my⁄
18 3-0 në ňy ⁄ne ɴy⁄
24 4-0 gë ňy ⁄ɢe my⁄
30 5-0 co ňy ⁄t͡ʃɔ my⁄
36 6-0 pe ňy ňy ⁄pɛ ɴy my⁄
42 7-0 mi ňy ňy ⁄mɪ ɴy my⁄
48 8-0 qi ňy ňy ⁄qɪ my ɴy⁄
54 9-0 në ňy ňy ⁄ne ɴy my⁄
60 a-0 gë ňy ňy ⁄ɢe my ɴy⁄
66 b-0 co ňy ňy ⁄t͡ʃɔ my ɴy⁄
72 1-0-0 (mi) mö ⁄mɪ ʀɤ⁄ ou ⁄mɤ⁄
216 6-0-0 pe mö mö ⁄pɛ ʀɤ mɤ⁄
864 1-0-0-0 (mi) si ⁄mɪ xɪ⁄ ou ⁄sɪ⁄
1296 1-0-0-0-0 gec ⁄ɢɛɬ⁄
7776 1-0-0-0-0-0 cöjm ⁄t͡ʃɤɮəʀ⁄
46656 1-0-0-0-0-0-0 ňuň ⁄ɴʊm⁄

Comme vous pouvez le voir, afin d’exprimer des bases plus élevées, l’ordre de grandeur est répété afin d’ajouter cinq au multiplicateur, permettant ainsi une base treize pour ce qui n’est pas des unités.

Pour convertir en base dix un chiffre Ňyqy, voici comment faire : les unités sont conservées telles quelles, et pour chaque équivalent de dizaines, que j’appellerai sixaines, les multiplier par six à la puissance de son décalage par rapport aux unités. Par exemple le nombre <gë si co mö mö ňy qi> (  ⁄ɢe sɪ t͡ʃɔ mɤ ʀɤ my qɪ⁄ ) se décompose ainsi :

gë si co mö mö ňy qi
4×63 5×62 1×61 2×60
4×216 5*36 1×6 2×1
864 180 6 2

Ce qui donne donc 1052.

15 Glossaire

15.1 Actions physiques

15.2 Amour

15.3 Animaux

15.4 Art

15.4.1 Écriture

15.4.2 Visuel

15.4.3 Audio

15.5 Astronomie

15.6 Bâtiments

15.6.1 La ville

15.6.2 Les types de bâtiments

15.7 Commerce

15.8 Conflits

15.9 Conteneurs

15.10 Corps

15.11 Couleurs

15.12 Dimensions

15.12.1 Distance

15.12.2 Taille

15.12.3 Quantifieurs

15.13 Direction

15.14 Eau

15.15 Effort

15.16 Éléments

15.17 Émotions

15.18 Évaluation

15.19 Événements

15.20 Existence

15.21 Forme

15.22 Gouvernement

15.23 Grammaire

15.23.1 Articles définis

15.23.2 Déterminants démonstratifs

15.23.3 Outils interrogatifs

15.23.4 Conjonctions

15.23.5 Prépositions

15.23.6 Pronoms

15.24 Guerre

15.25 Légal

15.26 Lieux

15.26.1 Villes

15.27 Lumière

15.28 Mental

15.29 Mesures

15.30 Métaux

15.31 Mouvements

15.32 Nature

15.33 Nombres

15.33.1 Nombres cardinaux

15.34 Nourriture

15.35 Outils

15.36 Parenté

15.36.1 Famille

15.37 Parole

15.38 Péchés

15.39 Peuples

15.40 Physique

15.41 Possession

15.42 Religion

15.43 Savoir

15.44 Sensations

15.45 Sexe

15.46 Société

15.46.1 Relations sociales

15.47 Substances

15.48 Temps

15.48.1 Jours de la semaine

15.48.2 Saisons

15.49 Travail

15.50 Végétaux

15.50.1 Fruits

15.51 Vêtements

15.52 Vie et santé

15.53 À trier

Notes de bas de page:

Auteur: Lucien Cartier-Tilet

Email: [email protected]

Created: 2019-08-21 mer. 22:13